« Le sort des générations futures, incluant celui des 8 millions d’espèces qui sont nos concitoyennes en ce monde, est le défi ultime pour l’altruisme. Il s’agit en effet de prendre en considération le sort de personnes que nous ne connaîtrons pas et de modifier nos comportements en raison des souffrances qu’elles vont endurer dans cinquante ou cent ans en raison de notre manière de vivre. Mais ces souffrances seront réelles et nous en serons responsables. Si nous n’agissons pas, nul doute qu’elles diront : « Vous saviez, et vous n’avez rien fait. »
« L’interdépendance à l’échelle de la planète s’impose à nous de manière graduelle et implacable. On comprend, dès lors, le besoin de questionner notre responsabilité universelle et l’urgence de réinjecter des espaces de solidarité et de coopération. Ensemble, à notre échelle, nous pouvons faire émerger une formidable puissance pour instaurer un avenir plus compassionnel. » ~ Matthieu Ricard
» Lorsque des altruistes s’allient, ils peuvent engendrer une formidable puissance pour le bien. (…) Chacun peut se mobiliser à sa façon et cultiver un état d’esprit altruiste pour devenir un maillon de l’immense chaîne de la solidarité qui dépasse les frontières, les castes, les genres et les religions. «
Matthieu Ricard, fondateur de Karuna-Shechen.
« L’altruisme est l’une des solutions les plus concrètes pour relever les défis du XXIe siècle. Il permet de concilier les exigences de l’économie, la recherche du bonheur, le respect de l’environnement et une considération bien plus grande envers le sort des générations futures »
Matthieu Ricard – Plaidoyer pour l’altruisme.
Avec presque 1 milliard de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en 2022, elle est un terrible fléau, que l’on a tendance à oublier, à mettre de côté. Certains la perçoivent également comme un problème insurmontable.
Pourtant, si chacun laisse parler son sens de la solidarité, de la coopération, de l’altruisme, nous pouvons en venir à bout.
Cela dit, cela nécessite une véritable révolution : à l’intérieur de nous bien entendu, mais aussi au niveau de l’éducation et des institutions. Une macro solution à un macro problème.
Mais comment trouver la force intérieure de se lancer dans un tel challenge ?
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« En finir avec la souffrance — pas seulement en soignant ses symptômes mais en éradiquant sa cause première —, c’est précisément ce à quoi vise l’enseignement du Bouddha. […] Il faut d’abord réaliser que la vraie cause de la souffrance ne se trouve pas à l’extérieur de soi, mais à l’intérieur. […] C’est pourquoi la véritable pratique spirituelle consiste à s’occuper de son propre esprit. L’esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l‘enfer. Si, à l’aide du Dharma, vous parvenez à éradiquer vos poisons intérieurs, rien d’extérieur ne pourra plus vous affecter négativement, mais tant que ces poisons resteront mêlés à votre esprit, vous ne trouverez nulle part au monde le bonheur que vous désirez. »
~ Nyoshul Khen Rinpoché, enseignement oral donné à Paro, au Bhoutan, en 1987,